Blog Notes

Concert de clôture de ce festival consacré à la voix, et organisé par TTT. L’endroit est original : un ancien cinéma devenu entretemps discothèque, mais au décorum
un peu kitsch (une lyre orne le plafond plus dominante orange) flanqué d’un grand bar au design  façon « disco eighties ». Ce lieu ouvert depuis peu est plutôt consacré aux humoristes et aux anciennes gloires de la Variété Française (remember Maritie et Gilbert C.). Bonne balance : l’ingé son Benjamin fait du bon boulot avec seulement 12 voies (avec un e). Affluence moyenne. Grosse frayeur pour Alain qui sur le premier morceau n’a pas de son. Il appuie au hasard (ce n’est pas son ampli car groupe en 2ème partie et matos commun donc) : ça marche ! Okay, j’aime mieux ça, car Gizmo sans basse, ça le fait moyen. La suite est sans accident et même plutôt pleine de bonnes surprises : ce soir la « mayonnaise » prend bien et le public semble apprécier. 1 heure de concerrt : c’est du concentré gizmien de la meilleure tenue (correcte exigée) avec des nouveautés, notamment « Extra dry », joué « minimal ». On en profite pour tester  de nouvelles façons d’entrer en scène, un par un sur le beat de Gizmo (le morceau), et aussi de présenter le groupe (sur le beat de Summer Games, c’est rigolo…). Vite, changement de plateau, il faut faire place nette pour la seconde partie, Casareccio, qui  conquiert le public avec son rock festif , aux univers
très variés. Un must : Big bisou de Carlos façon métal… Vive l’éclectisme !



Quand on est arrivés sur place, après bien des difficultés pour localiser le lieu sus-nommé, on s’est dit : « Il va falloir s’adapter ! ». Un café pas très grand, et un espace prévu pour les musiciens proche du mouchoir de poche… Au son (et l’image) des Compagnons de la Chanson et autres gloires françaises des années 60, on décharge le matos. Déjà, on oublie le plan de scène, et puis je crois qu’on va considérablement réduire la voilure : Hervé renonce à une partie de son usine à gaz sonores, et moi itou, car j’ai déjà peu de place pour ma propre personne, étant situé à l’entrée, entre la porte, le passage des clients et les équipements pour faire du  (beau) bruit. De plus, cerise sur le gâteau, des matériaux qui n’aiment pas trop la musique : carrelage, vitres… Chronique d’un maelström sonore annoncé. On teste : ça passe, mais question retour, ça laisse à désirer : 30 cm à gauche et je n’entends plus les loops ! Allez, on ne fera pas de miracles, allons dîner au son d’un excellent guitariste façon Django période électrique. Retour at « le Club » : bon sang c’est bondé ! C’est déjà ça ! Le patron fait de la résistance face à la Loi : les clients sont autorisés à fumer et ce soir festival huîtres ! Deux sets sont prévus. Chaude ambiance, aux sens propres et figurés, ceci dit la fumée c’est pas terrible pour le chant et les yeux… Rapidement quelques clientes se mettent à danser : pas évident de conserver son espace vital… Spring fever !!! Gizmo met le feu et le public s’embrase ! Public et patron conquis. Allez , une petite coupe et il est temps d’aller se coucher : demain l’Aventure continue à Reims !


Pas de chance après le Petit Journal: grosse grippe pour Marine, de fait clouée au lit, et dans l’impossibilité de chanter. Prenant le taureau par les cornes, nous décidons toutefois d’assurer notre concert à la Maison du livre et de l’affiche, la médiathèque des Silos à Chaumont. Accueil très sympa de l’équipe: Benoît Garnier
nous dirige dans cet imposant édifice autrefois destiné à stocker les fruits de l’agriculture, et dédié maintenant aux fruits de la culture… Petit café, on se change…
Le concert a lieu au milieu des livres, Cds, DVDs avec un public venu nombreux
(c’est rempli) et très attentif… Nous proposons des versions instrumentales des thèmes gizmiens, ainsi que nos instrus déjà rôdés (Waiting for the dub, (E)motion…).
C’est une expérience intéressante: la guitare ou la basse sont alernativement «la voix» du groupe… Bon accueil du public… Françoise de Arts Vivants 52 vient gentiment nous faire un petit coucou…Nous terminons la soirée fort sympathiquement dans un bon petit restaurant voisin, en compagnie de notre hôte Benoît… Un grand merci à toute l’équipe des Silos!


Un bien prestigieux lieu jazzistique (et au-delà) pour ce concert marquant le retour de Marine au sein du groupe, après une absence pré et post-natale…
Vaste salle, bon matériel, le son est bon… Chamboulement de dernière minute dans le répertoire pour des raisons de durée… Programme finalement essentiellement axé sur nos compos, avec quelques touches «chanson française de toujours»: «La vie en rose», «Sous le ciel de Paris», «Complainte de la butte», «J’ai deux amours», arrangés à notre sauce…). Outre nos «standards» («La mouche»…), nous jouons de nouveaux arrangements de certains de nos thèmes: «Agent Orange» est fortement empreint d’une couleur sombre trip-hop, «Gizmoremix» avec beat hip hop, «Quiet workshop» est maintenant habillé d’accords guitare en reverse sur un beat obsédant, «Summer games» (Pascale en guest) avec une rythmique plus dancefloor… De la même façon, «La vie en rose» renaît avec un beat électrofunk que ne renierait pas mister Hancock période «Rockit». Autres nouveautés : une version disco de la bossa de Jobim «Photograph», «Extra dry», une nouvelle compo à l’arrangement dépouillé…


Photo Laura Salvi


Photo Laura Salvi


Photo Laura Salvi

Photo Laura Salvi

Photo Laura Salvi

Photo Laura Salvi

Photo Laura Salvi


Photo Laura Salvi


«Climatologues»: ce vocable, c’est Patrick Legouix, le Grand Ordonnateur de ce festival très axé World Music, qui l’a trouvé pour présenter notre musique… Climatologues… Il ne croyait pas si bien dire (et écrire)… Car, outre, l’analogie à notre musique aux multiples facettes, univers, climats, le terme était fort judicieusement choisi pour une autre raison. Réchauffement de la planète, été pourri, et un 10 août très incertain côté météo. Mais les Dieux furent avec nous!
Le lieu: une place centrale de Châlons en Champagne, et un superbe podium (unique au monde et «fait sur mesure», dixit toujours Sieur Legouix) en forme de
gros kiosque à musique, mais à la superficie tout à fait adaptée à un quartette tel que le nôtre. Avec Jean-Pierre à la console, et tout un staff de jeunes gens très dévoués,
sound-check méticuleux. 19 heures passées: la météo ne nous joue toujours pas de mauvais tour, les spectateurs commencent à s’installer… C’est parti pour une heure et demie de gros (et beau) son pour le public et de vrai confort sonore pour le groupe. Car, article 1, comme disait un ami musicien, sans une écoute correcte, de plaisir point! D’emblée, chacun est détendu, bien «dans» la musique» et la joie de jouer est bien présente… Il est vrai que nous avions préparé avec soin ce concert les 2 jours précédents: définition du programme (eh oui encore différent!), «affinage» des petits détails (niveau des samples, enchaînements…). Le public visiblement apprécie et le «feedback» après le concert est des plus positifs: beau son, diversité des climats, voix à la palette d’expression très large. Un grand merci à l’équipe de Musiques sur la Ville et au staff technique, supervisé de main de maître par l’exigeant et rigoureux Jean-Pierre!


Café Universel, deuxième: c’est notre retour dans ce sympathique lieu dédié au jazz, sous la houlette du très dévoué Azou. Le Café U, c’était notre premier concert, mais avec Marine (voir premier blog). Depuis, la musique a mûri, le répertoire s’est étoffé, mais il y a toujours aussi peu de place sur scène! Pour un lundi de juillet, finalement pas mal de public… Ce soir c’est le grand jeu: 3 sets, c’est-à-dire la quasi-intégralité du répertoire gizmien. Le son est bon, l’ambiance aussi et le public attentif nous renvoie ses «positive vibrations». Ici, on peut «se lâcher», c’est du vrai live, avec la proximité des spectateurs. Marine nous fait le plaisir d’une visite, et pour elle c’est un plaisir étrange d’entendre le groupe avec une autre voix… Cette voix, elle la connaît bien, car Pascale fut sa prof de chant il y a quelques années.
Marine prépare son retour pour octobre, pour de nouvelles aventures après l’heureux événement! Public conquis, ambiance amicale, encore une belle soirée dans ce charmant endroit que nous vous recommandons! Thanks to Azou!

Photos Éric CHACRA

Un journée un peu particulière, en ce dimanche dans ce que l’on appelle désormais
une «Maison de Quartier» (feu MJC) pour soutenir la cause de familles menacées d’expulsion. Journé organisée par RESF (Réseau Éducation Sans Frontières) et supervisée par Hervé Akrisch, auteur-compositeur, mais aussi professeur des écoles
(on ne dit plus instituteur) et très impliqué dans l’éveil musical des enfants.
Nous intervenons entre un exercice de slam et une choraledans le cadre d’une journée solidaire qui souhaitons-le aura été utile…


Ces 2 docus-concerts «Du Bruit dans l’Image» étaient prévus de longue date, depuis plus d’un an. C’est une formule qui associe la projection du documentaire «Franquin, Gaston et Compagnie», dont nous avons créé la musique et un concert du groupe. Nous avions inauguré ce concept au cinéma Opéra à Reims.
Vouziers, c’est une petite ville des Ardennes, à mi-chemin entre Reims et Charleville. Effectivement, le nom n’est pas usurpé, il y a bien 2 tourelles (vides après renseignement) qui encadrent l’entrée vers cette ancienne usine joliment transformée en cinéma et centre culturel. Quelque temps avant, nous avions rencontré la dynamique et rigoureuse Amélie Rossi, responsable des lieux, pour un brief technique indispensable car pour la soirée il faut prévoir les contraintes de la projection et de la sonorisation. Et pour ça, c’est notre cher Philippe Méry qui s’y colle. Arrivé bien avant nous pour installer son matériel dans la salle Simone Signoret (oui, une vraie grande salle de cinoche!), pour nous préparer un son aux petits oignons. La scène est assez vaste: attention, il faut penser au rideau, ne pas se placer trop à l’avant! Mais bon, notre plan de scène peut être respecté sans problème. Balance vers 16 heures… ah, tiens voilà Pascale! Super son, Philippe! OK, on est prêts, on peut retourner dans les loges ou regarder (une ènième fois) le doc, passionnant et original dans la forme.
Pour l’enchaînement, film-concert, tout est calculé: quand on entend le générique de fin, je m’installe (car je commence tout seul) avec mes machines et mon «axe», (dans le noir, ce n’est pas évident), Pascale va appuyer sur le bouton qui va lever le rideau, pas trop tôt, pas trop tard et hop! ready for the show!
Un show en tout cas «condensé»: 1 heure seulement. Tout de suite, gros son, puis Pascale trouve sa place et fait rapidement monter la tension et le groove. Mais notre programme doit réserver des surprises et des respirations: nous veillons toujours à alterner des moments puissants et des ambiances plus feutrées, des thèmes joué
au complet et des formules plus réduites. Relancer toujours l’attention du spectateur, ne pas l’ennuyer. Bien sûr, dans certains cas il faut «installer» un «mood», on ne fait pas du zapping musical. Préparer un programme, l’ordre des chansons, c’est un travail ardu, et pour cela Pascale est de très bon conseil. En effet nous avons modelé et remodelé sans cesse notre agencement des thèmes… En plus,
pour une heure, il a fallu trier et repenser l’ensemble pour aller vers la quintessence gizmienne.
Après le concert, une bouffe sympa avec l’équipe des Tourelles: tout a été prévu et organisé jusqu’au moindre détail… On se dit à demain matin (la nuit sera courte!) pour le second acte destiné aux scolaires: une seconde diffusion du film, mais un concert encore plus court (30 minutes). Heureusement le matériel peut rester en place. Bonne nuit!
Après l’indispensable petit café, de nouveau à l’attaque. Bilan: les jeunes sont bien plus «réceptifs» que les adultes et Pascale a même droit à un «Tu chantes trop bien!».
Voilà, c’est la fin de cet événement vouzinois. Un grand merci à Amélie et toute l’équipe des Tourelles et à notre cher Philippe, le Maître du Son (qui a pu - vite fait et depuis sa console - prendre les quelques clichés présentés ici).

Photos Philippe MÉRY

L’endroit est plutôt sympa: c’est un bar avec une déco un peu «tendance».
Pour les hommes du groupe, c’est pratique, c’est à deux pas d’chez nous…
Pour Pascale, qui vient de Paris, c’est près de la gare… Après quelques tergiversations, Hervé se décide finalement à utiliser notre table de mixage, plutôt que celle du lieu, car bon le son, c’est pas ça. Acoustique des plus moyennes, et public pas toujours attentif (plutôt le nez dans la bière), c’est ça les bars, mon bon monsieur… Mais, bon, globalement, bon accueil de notre musique parfois étrange.
Romain, notre «chargé de prod» du moment, qui donne dans le DJisme, fera chauffer ses platines ensuite jusqu’au bout de la nuit. Bon, nous, on va
se coucher…


Comme disait je-ne-sais-plus-qui «Je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur…». Vendredi 13 avril: premier concert avec Pascale, qui va remplacer Marine durant sa période pré et post-natale. Il est vrai que nous nous sommes bien préparés à cette petite révolution dans la vie du groupe. Répétitions et bien sûr gros travail personnel pour Pascale qui a sélectionné «son» répertoire: les morceaux les plus adaptés à sa personnalité musicale (voix, sensibilité). En travaillant ces thèmes,
Pascale s’est «imprégnée» de la couleur gizmienne, tout en souhaitant y apporter son style, son interprétation.
En pleine période électorale, nous voilà donc partis pour la médiathèque de Biesles, village situé près de Chaumont en Haute-Marne. Pascale est déjà sur place et assure notre guidage (à quand le GPS, Hervé?): «Alors, attends, il faut que vous tourniez à gauche juste après l’église, après vous prenez le petit chemin qui monte sur la droite et c’est tout au bout…». Effectivement, c’est bien là. L’accueil sur place est très chaleureux. C’est Françoise Lacan qui organise avec efficacité et gentillesse ce concert. Installation rapide, petite balance: ça va, ça sonne malgré la grande baie vitrée, a priori pas forcément top pour l’acoustique.
Le concert a lieu tôt, à 18 heures. Une demi-heure avant, nos premiers spectateurs arrivent, souvent en famille. Toutes les générations sont représentées. C’est sympathique et décontracté… Une journaliste locale nous interviewe rapidement.
On peut commencer. D’emblée, Pascale «s’approprie» le répertoire pour proposer des «versions» bien à elle: puissance vocale et groove sont au rendez-vous. Public attentif, réceptif… Nous proposons quelques nouveautés, comme «A night walk in Chelsea» (d’inspiration pop, mais en 7/4), l’introspectif «El Greco», l’aérien «Spheres» et une reprise promise à un bel avenir, «Honeysuckle Rose» (eh oui le thème de Fats Waller, mais repassé à la moulinette soul).
Après, le concert, nous dînons avec Françoise dans un petit resto assez original dans le village. Très ouverte dans ses goûts musicaux, et très «calée» sur les nouvelles mouvances, Françoise me dit que Gizmo lui fait penser à Goldfrapp.
«Qui ça?». Moi aussi, d’un naturel curieux, j’écouterai par la suite un album de ce duo british. Il y a peut-être un petit quelque chose. Ceci dit, l’analogie est plutôt flatteuse, car Goldfrapp propose une musique assez personnelle avec un gros son!
Retour sur Chaumont: Françoise nous propose de déposer le matériel chez elle et nous guide à l’hôtel. Une dernière bière en refaisant le monde et au lit!
Merci à Françoise Lacan, aux équipes de la Médiathèque de Biesles et Arts Vivants 52.


Soirée un peu particulière, puisque organisée – de main de maître - par une agence d’évènementiel : Chaïkana. Planification au cordeau (chapeau à Hélène et Carole, les “Wonderwomen” de l’agence) et timing impeccable. Lisez plutôt : départ de Reims à midi sonnantes, arrivée à 3 heures trébuchantes au Champ de Mars, pilier Ouest. Là, il faut montrer patte blanche : faire baisser les plots par la sécurité, arborer (fièrement) nos badges, et attendre (patiemment) le monte-charge.
Nous arrivons à la Salle Gustave Eiffel : tout est parfaitement orchestré par Hélène, d’une grande gentillesse et très professionnelle. Cette salle comprend une vraie scène et de plus des sonorisateurs d’une grande efficacité sont à nos petits soins :
le luxe…
Installation à 16 h, balance à 17 heures… Ça roule…
Entre-temps, Marine nous a rejoints. Ce sera son dernier concert avant septembre 2007 : en effet un heureux événement la soustrait provisoirement aux aventures gizmiques. C’est Pascale Degli Esposti qui prendra le relais durant cette période «prénatale» et «pouponnante». Pascale arrive avec son expérience, et un style bien à elle : autre timbre, autre interprétation…

Le concert commence pile à 19 h 30. 3 parties, dont la seconde
est constituée de standards (voix-guitare ou en quartette), et d’arrangements particuliers de chansons évoquant le Paris “éternel” : normal, dans un lieu comme celui-ci. Sous le ciel de Paris, la Vie en Rose, la Complainte de la Butte sont ainsi revisités de manière surprenante, voire “décalée”… Joli succès… Le retour se fera de manière aussi rigoureuse.
Pas de grain de sable dans cette belle organisation.
Bravo et merci à Chaïkana !
Grosses bises à Marine !
Bienvenue à Pascale !




Forts de l’expérience kibélienne, nous voici de nouveau sur scène. Cette fois le contexte est tout autre : un joli cadre très design, une balance méticuleuse avec notre sono, et un public impatient de nous (re)découvrir “live”. Le répertoire se transforme en douceur : nous incluons quelques courtes séquences avant
un morceau. Des samples “filtrés” propices à une petite improvisation, des sons extraits de films, des boucles créées et superposées en direct, une espèce “d’habillage” sonore qui rythme et ponctue le déroulement du set, apportant quelques touches sonores surprenantes entre deux chansons… Plaisir de jouer, public réceptif, ambiance conviviale et… excellente cuisine. Une bonne adresse en plein centre de Reims !



Au départ, ça s’annonçait bien : un petit restaurant dans Paris avec une programmation assez éclectique… Banco ! On y va ! Quand on arrive, ça se gâte :
Tout le monde a l’air de se f.. de notre concert comme de sa première chemise.
Pas d’affiches, et on le verra après, pas de promo.
L’endroit : au rez-de-chaussée, un restaurant de spécialités turco-orientales.
Repas correct mais pas offert par la maison : amis musiciens, prévoyez votre porte-monnaie… En sous-sol, une cave à l’atmosphère… humide ! Et je garde le “meilleur” (énormes guillemets) pour la fin : une sono, qui doit dater des années 70 (mais sans le son vintage) dans un état de dégradation fortement avancé. Le résultat vous l’imaginez : un son exécrable, avec des coupures de sons intermittentes, des parasites, l’horreur… De plus, peu de temps pour s’installer et faire la balance car un groupe débarque pour assurer la première partie de la soirée.
Dans ce contexte, difficile de présenter dignement notre musique au public (clairsemé car aucune pub). En effet la qualité du son fait partie intégrante de la musique de Gizmo : c’est pourquoi, en “terra incognita”, nous amenons toujours (sauf ce soir-là, mis en confiance par les propos du patron) notre propre sono, qui restitue parfaitement l’univers sonore du groupe. De plus, le plaisir de jouer passe forcément par une bonne écoute, avec un son soigné et un équilibre parfait entre les
instruments. Mais restons positifs : cette expérience renforcera à coup sûr notre exigence de vraiment “border” au maximum nos concerts par un repérage minutieux des lieux pour parer à toute éventualité. Chat échaudé craint l’eau froide !



Espace original que ce lieu situé en plein cœur du “petit Bamako”,
surnom donné à Montreuil par les africains y habitant. Point de mafé
ici, mais une antichambre où l’on vend les meilleurs crus, et une salle de restaurant pour les déguster avec de bons petits plats. Pour nous, ce fut rognons (un peu semelle à vrai dire) et puis hop sur scène. Scène, c’est vite dit, plutôt un 13 et 3 espace entre le frigo et la cuisine. A notre grand dam, la programmatrice (qui doit venir d’Arles) était invisible à notre arrivée et c’est le (jeune) patron qui nous a indiqué (avec tact) un autre endroit pour nous installer. Exécution ! C’est pas grave, nous sommes dotés d’une forte capacité d’adaptation (et de pas mal de diplomatie quand même…).
Programme modifié en fonction du déroulement de la soirée : plutôt soft pour la première partie (faut pas que les décibels nuisent à l’ingestion des diverts mets !), et plus “punchy” pour la seconde partie (pour éviter les somnolences de la digestion !). Salle bien remplie, et excellent accueil du public. Remarque intéressante d’une spectatrice : “Votre musique, qu’est-ce que c’est comme style ?”. La colle ! Je pense qu’on peut dire que, comme son nom le suggère, c’est inclassable, bizarre, poétique, déjanté
parfois, mais trouver un vocable-tiroir, est-ce-vraiment nécessaire ?
Bon, aujourd’hui je vous propose “jazz électrocosmique” ou “jazz’n roll”? Ca vous va ?
Toute suggestion est la bienvenue ! Bon, sur ce, bises à tous et rendez-vous au Kibélé le 28 octobre ! Keep on swingin’ !

MDE aka Mars



Au début de la vie d'un groupe, se faire connaître est primordial. C'est pourquoi, on doit soumettre notre musique aux programmateurs et aux tourneurs (clubs, concerts, festivals).

L’enregistrement d’une démo est donc une étape essentielle. Il faut d'abord choisir la thématique : trouver les titres les plus représentatifs de notre musique (venue d'ailleurs), en choisir peu mais le plus varié possible.
Après, avec le talent de notre "metteur en son" Samuel, arrive la phase cruciale : place-toi devant le micro ! Et joue ! En deux jours, nous mettons en boîte 7 titres, mais le timing fut serré ! Puis, plusieurs jours après, travail de sélection des meilleures prises et mixage. Samuel utilise Pro Tools, un bel outil numérique qu’il pilote de main de maître. Voilà, c'est terminé ! Y'a plus qu'à réaliser une belle pochette (merci Peggy, Fred, Jocelyn et Béa !).
Maintenant : offensive promotionnelle !



Nous l'attendions avec impatience ce premier concert. Pensez-donc ! Un an de travail, quelques TV et deux DVD : trouver une formule orchestrale stable, créer et travailler, compos, arrangements, répéter, enregistrer 2 démos, plus le travail de promotion : toute cette énergie doit porter ses fruits !
Nous ne fûmes pas déçus, bien au contraire : accueil très enthousiaste du public, qualité du son (pas évident au départ dans un lieu plutôt habitué au jazz acoustique), et réel plaisir d'offrir enfin notre musique.
Installation à 19 heures : va falloir se serrer ! En effet, au Café Universel, la scène est occupée à moitié par un piano.
Enfin, en jouant des coudes, nous arrivons à préserver notre petit espace vital individuel, pour être en pleine possession de nos facultés gestuello-musicales !
Petite balance sélective pour équilibrer les différentes voies (et voix) :
c'est essentiel, vu la diversité de notre répertoire, et la présence d'un 5ème musicien -fantôme- sorti de ma boîte magique (appelée couramment looper).
En 3 sets, nous interprétons l'intégralité de notre répertoire. 90 % de compositions originales, une pincée de standards "détournés" (notamment une version "destroy" de "The lady is a (super) tramp"!).
La construction d'un set n'est pas facile : il faut alterner la dynamique des morceaux (rapide / médium / lent, puissant / doux), varier les couleurs (travail sur les sons de guitare, de Air FX, mais aussi le type d'harmonie et de mélodie), et changer parfois l'instrumentation (groupe complet, trio instrumental, duo voix-guitare par exemple). De cette manière, nous relançons en permanence l'attention du public, pour éviter la monotonie du 'toujours pareil’.
Cette prestation nous donne encore plus l'envie de jouer dans un avenir le plus proche possible.
Jouer en concert, c’est la joie de communiquer des émotions, c’est un plaisir partagé, mais c'est aussi le moment incontournable qui fait progresser un groupe. Alors, avis aux programmateurs !

Nous tenons à remercier le public venu nombreux.
Un grand merci à Azou pour sa gentillesse et la chance qu'il nous a donnée pour ce premier concert dans ce lieu si convivial et attachant qu'est le Café Universel de Paris.




Ce concert était pour deux raisons une première : notre premier spectacle dans la ville de résidence des 3 quarts du groupes (la partie instrumentale masculine…), et également le lancement de notre concept “concert et images”.

En effet, ce projet – baptisé “Du Bruit dans l’Image”- a pour objectif d’associer un concert de Gizmo à la projection du ou des “films-bédé” dont le groupe a composé la musique : un vrai spectacle “multiforme”. Pour cet événement, le travail de préparation fut intense : promotion, infrastructure technique (sonorisation, diffusion) et… répétitions of course !

Le lieu : une salle de cinéma très “kitsch”, avec une étrange voute baroque bleue et une atmosphère rappelant les vieux “cinoches” d’antan… Voilà pour le décor.
Compte-tenu des impératifs liés au fonctionnement de ce cinéma, notre créneau horaire nous obligeait à “compresser” la durée de notre prestation musicale : une heure seulement, imaginez les dilemmes quant au choix des morceaux !
Enfin, après moult réflexions nous avons pu élaborer un “programme-triptyque” proposant le film “Les Artisans de l’Imaginaire”, le concert de vos serviteurs et la diffusion de “Franquin, Gaston et Compagnie”, deuxième opus de Laurent Boileau consacré à des auteurs de bande dessinée. De cette manière, nous voulions relancer l’attention du public en alternant les plaisirs.

Bien que déjà diffusés sur France 3, France 5 et la RTBF, ces films ont suscité un vif intérêt chez les spectateurs : en témoignent les éclats de rires fusant ça et là… Notre concert fut “concentré” aux deux sens du terme, et intégra une dimension visuelle avec la projection de toiles de notre ami peintre et graphiste
Frédéric Voisin (le look du site, c’est lui !).

Expérience passionante, que nous voudrions renouveler dans les lieux adaptés : cinéma, espaces culturels multimédia ou autre, tout est ouvert !

Photos Jocelyn FAROCHE




Petit endroit cosy et chaleureux que ce restaurant-club parisien, qui sous la houlette du Sieur Philippe Fèvre, propose tous les soirs dans un cadre agréable un dîner (excellente cuisine !) – spectacle (étonnante musique !), sans oublier l’humour ravageur de notre hôte…
Embouteillages du vendredi obligent, l’installation se fait au pas de course, et hop une petite balance : le son est nickel !

En effet, la partie club, jolie cave en sous-sol, est dotée d’une superbe acoustique que nous devons néanmoins “apprivoiser” afin de l’adapter à notre machinerie électr(on)ique ! Un superbe piano trône sur la scène : très esthétique, mais encombrant ! Nous devons donc une fois de plus réfléchir à la meilleure disposition possible (dans ces cas-là, on transgresse un peu notre sacro-saint plan de scène !). Des amis sont venus de Bordeaux (coucou Sylvie !) et le concert est très “laid-back’, relax, une ambiance quasi familiale ! Autant de conditions propices, au travers de nos 3 sets à “essayer”, à “oser” des audaces musicales totalement spontanées : Marine nous offre un superbe “Nature Boy” (eh oui, pourquoi pas ?) a capella, Hervé nous gratifie de son premier solo de batterie gizmien, Alain nous surprend (mais chez lui, c’est une habitude !) et mézigue construit un morceau “ex-nihilo’, en assemblant des sons mystérieux sur cette petite boîte à boucles” nommée Boss RC20 XL (je vous la recommande !).
Bref : du plaisir, rien que du plaisir (partagé il semblerait) ! Bientôt les photos exclusives de ce spectacle sur ce site ! Jolie soirée, “Bright Moments”, comme dit Rahsaan…

Photos Laura SALVI

On savait depuis longtemps que Marine, diplomée ès-chant gizmique, avait trouvé sa voie : le swing ou la tendresse des cordes vocales, avec d’abord les standards en duo, puis les compositions originales avec le fameux quatuor étrange venu d’ailleurs. Ce que l’on apprenait (à notre grand dam) le 29 janvier dernier (2 jours avant le jour J), c’est que Marine avait perdu sa voix.
Résumé des épisodes précédents : la sus-nommée Marine, fut l’objet au cours de cette épique semaine d’attaques insidieuses et néanmoins ravageuses, dont la cible principale était le larynx de la demoiselle. Pour résumer : une grosse angine virale. Pour une chanteuse, c’est pas terrible, parce que l’instrument est en panne. Et c’est là que Hippocrate notre ami prodigua à notre aimée chanteuse quelque substance miraculeuse : eh oui, des corticoïdes s’il vous plaît. Et le Grand Soir, le Miracle se produisit : non seulement, la voix était de retour, mais sa propriétaire était dé-chaî-née. Si vous n’y étiez pas, vous avez raté. On appelle ça la Résurrection. Halleluia !
Une salle comble (et comblée) pour trois sets énergiques et un son particulièrement soigné. Petits bonus : quelques impros guitare solo "loopées" (mais pas trop loupées) et un petit duo impromptu voix / guitare sur le tant aimé “Besame Mucho”.
Merci à Maria, mâitresse des lieux, à notre cher public, et au bon travail du sonorisateur (désolé, je ne retrouve plus son prénom) et see you soon !




JOUR 1 – 17 AVRIL :

Nous voilà donc repartis pour de nouvelles aventures musicales studiesques mais néanmoins studieuses pour la réalisation d’une nouvelle démo constituée uniquement de thèmes inédits sur galette. Grâce à Hervé, l’homme aux multiples relations, (connu comme le houblon dans le landernau musical rémois !), nous voici en route (Alain et ma pomme) pour PF Studio à Châlons, ou plutôt dans un village voisin. “T’es sûr que c’est la première à droite ?” me demande un tantinet inquiet Alain, dans le rôle du pilote. Bon, après quelques demi-tours et avoir frappé à la porte de la maison voisine (heureusement vide), nous voici dans le Saint des Saints, le Temple du Gros Son, accueillis symapthiquement et caféiquement par le Maître des Lieux, doctor honoris causa es Beatles et Métal,
mais ouvert et éclectique, j’ai nommé Fred Rochette. Il faut quand même vous décrire un peu le décor : de multiples reliques (certaines très rares) – revues, affiches, objets publicitaires, badges et tutti quanti… célébrant les Quatre de Liverpool remplissent les étagères du studio…jusque dans les toilettes, véritable mini-musée consacré au Fab Four. Ce studio est fort bien équipé : enregistrement direct-to-disk via Samplitude, belle table Soundcraft /Ghost, et moults racks d’effets, et traitement du son. Hervé est déjà présent depuis ce matin pour installer sa machine de guerre. Plic ploc, nous voilà également rapidement branchés et installés : je me retrouve tout seul dans “l’aquarium” tout au fond du studio, en tête à tête avec “my axe” , un ampli, un casque, et un micro…
La première journée est consacrée à la prise de son live des parties instrumentales de 4 morceaux. Fred, en grand professionnel, est rapidement
opérationel. On attaque par “Joe Louis Blues”, un thème qu’on a bien “dans les
pattes” et hop après quelques prises, et une écoute attentive, c’est dans la boîte ! Suivront la joli ballade “A Rose for Alma”, également bien rôdée (puisque dans notre répertoire concert), notre version “destroy” de “The Lady is a Tramp” et un nouveau titre, pas facile car en 5 temps, “San Fiurenzu” (c’est en Corse).
Ca avance bien et c’est fini pour aujourd’hui : on se retrouve demain !

JOUR 2 – 18 AVRIL :
Aujourd’hui, on va procéder à une autre méthode pour mettre en boîte les 3 morceaux restant : Version latine (bossa devenue brazil-électro), Wave (version minimaliste d’une célèbre bossa de Jobiml) et Waiting for the Dub (un dub instrumental plein de surprises. ). Nous allons en fait “construire” la musique étape par étape, comme un mécano musical. En effet, les fondations sont des “samples”, sur lesquelles on ajoutera les instruments un par un. Travail passionnant d’architecte sonore ! Un bon beat, quelques trouvailles, et le morceau se fabrique petit à petit… Super, ça sonne !

JOUR 3 – 19 AVRIL :
Journée consacrée à diverses “bricoles” : ajouter ici et là des percussions, supprimer telle ou telle voie superfétatoire, et commencer une mise à plat que Marine utilisera comme “play-back” pour travailler les chansons.

JOUR 4 - 13 MAI :
Back in the studio, cette fois-ci avec notre chanteuse préférée, Marine, bien préparée et boostée par une répétition la veille. En parfaits gentlemen,
nous laissons à Marine le soin de diriger cette session et décider de son programme : après tout c’est SA journée ! Une première prise pour se chauffer, et hop ! la seconde est impeccable. Très concentrée et exigeante, Marine réécoute attentivement chaque prise et note scrupuleusement les plus réussies !
A 16 h, une petite prise de guitare acoustique “au pied levé” (mais les mains posées là où il faut !) pour conclure cette journée très productive et illuminée par la voix de notre “mini-diva”. Puis, vite c’est la course pour que Marine ne rate pas son train !

JOUR 5 - 18 MAI :
Dernier acte, last but not least : le Grand Mix ! Travail nécessitant une écoute des plus attentives pour façonner le son de toute cette matière musicale !
Et encore, une fois, le grand Ordonnateur Fred œuvre de main de maître et en artisan du son des plus perfectionnistes, n’imposant rien, mais toujours force de propositions. La difficulté tient notamment au fait que les morceaux enregistrés – même s’ils portent tous la griffe gizmienne inimitable – ont des couleurs très diverses. C’est chaque fois un nouveau voyage, une nouvelle histoire. Mais le travail de Fred nous permet en fin de journée ( tard, vers 22 heures) d’obtenir une cohérence sur l’ensemble de ces compositions, en respectant l’univers de chacune. Allez une copie pour chacun et en route !



Clin d'oeil aux Fab'Four !